Maurice Rocher

1918 - 1995

Présentation

Maurice Rocher, né le 1er août 1918 à Évron et décédé le 12 juillet 1995 à
Versailles, est un peintre français dont l’œuvre est empreinte
d’expressionnisme et de spiritualité.

Maurice Rocher grandit dans un milieu simple. 

Très tôt, il manifeste une passion pour le dessin et la peinture et commence, dès l’adolescence, une vie entièrement consacrée à l’art.

Il effectue des études aux Arts appliqués du Mans de 1934 à 1936, puis voyage en Belgique, où il découvre l’expressionnisme flamand, une influence majeure qui marquera toute sa peinture. 

En 1936, Maurice Rocher s’installe à Paris pour étudier à l’École des Beaux-Arts ainsi qu’aux Ateliers d’Art Sacré, dirigés par Maurice Denis et Georges Desvallières. 

C’est là qu’il approfondit l’art religieux et le vitrail, tout en développant une pensée artistique fortement marquée par la spiritualité et la quête de sens : Il réalisera plus d’une centaine d’œuvres de vitrail pour des édifices religieux en France (Wimereux (Pas de Calais) , … et à l’étranger, contribuant à des projets architecturaux à Bastogne (Belgique), Clervaux (Luxembourg), Guadalajara (Mexique) , et bien d’autres lieux.

A partir de la fin des années 1940, Maurice Rocher enseigne à son tour aux Ateliers d’Art Sacré et devient cofondateur du Centre d’Art Sacré, où il enseigne jusqu’en 1952. Il reçoit également le Prix de la Jeune Peinture en 1952, récompensant son talent exceptionnel. 

Maurice Rocher est également pensionnaire à la Casa Velázquez à Madrid (1949-1950), ce qui lui permet de voyager et d’élargir son regard artistique. 

Son art évolue au fil des décennies, à partir des années 1960, son travail devient plus violent, sombre et introspectif, reflétant ses luttes intérieures, ses doutes et sa vision de l’humanité.

L’œuvre de Maurice Rocher est généralement rattachée à l’expressionnisme, courant qui cherche à exprimer les émotions, les passions et les contradictions humaines plutôt que la seule apparence des choses. Sa peinture est caractérisée par une matière picturale riche, avec une énergie intérieure très intense. 

En 1968, décès de son fils unique, Jean-Baptiste

Artiste solitaire, rigoureux, parfois maudit, refusant de suivre la mode ou de céder aux compromis du marché de l’art, c’est un peintre profondément sincère, qui place sa recherche personnelle au-dessus de la reconnaissance. 

Malgré sa production importante et la qualité de son travail, Maurice Rocher reste, comme il l’a souvent dit de lui-même, « presque inconnu ». 

Sa peinture reflète les contradictions, son œuvre dense, puissante et expressionniste constitue une profonde interrogation  les doutes et les passions de la vie, tout en posant des questions universelles sur l’amour, la mort, la foi et la condition humaine. 

 la condition humaine, la spiritualité et la souffrance, mêlant sacrés et profanes avec une force picturale saisissante. 

Ses thèmes principaux sont la figure humaine, la souffrance, la foi, les couples, ainsi que des portraits critiques de la société.

«  Notables »  portraits satiriques de la société et de ses travers. 

«  Églises  » : ces œuvres proposent une vision mystique et
anthropomorphe des édifices religieux, où la structure des églises se confond avec des éléments humains et mythiques, révélant un questionnement intérieur de Maurice Rocher sur sa propre foi.

 «  Femmes »: Exploration de la féminité où la femme est à la fois muse et incarnation de l’absolu, mais également ogresse et mangeuse d’hommes.

  «  Couples »  : Etude des rapports de pouvoir et de dépendance au sein du couple

 «  Visages et Suppliciés »  : Evocation de la tragédie humaine et de l’angoisse existentielle. 

Très nombreuses œuvres dans plusieurs musées français et étrangers 

Nombreuses rétrospectives posthumes, notamment au Musée de Troyes, au Musée de la Castre à Cannes, au Musée des Beaux-Arts de Clermont-Ferrand et à la Chapelle de la Sorbonne à Paris, qui mettent en lumière les différentes phases de son œuvre. 

Aujourd’hui; l’intérêt pour son œuvre continue de croître, notamment auprès des amateurs d’expressionnisme et des chercheurs en histoire de l’art : son travail, souvent difficile d’accès pour le grand public, est aujourd’hui salué par les amateurs d’expressionnisme pour sa force intérieure, sa profondeur humaine, sa puissance émotionnelle et sa force plastique

De nombreuses expositions ont eu lieu en 2025 : Galere Olivier Nouvellet, Paris / Galerie du tableau, Marseille / Galerie Catherine Pennec, Clermond Ferrand / Espace culturel Salon de Provence

Benoît Lanoy

Œuvres

  • Maurice Rocher

    Visage à l’oeillet rouge 1968

  • Maurice Rocher

    Visage matière 1982/83

  • Maurice Rocher

    Visage matière 1983