Roger Decaux

1919 - 1995

Présentation

Professeur à l’école des Métiers d’art de Paris, directeur de la section culture et sociologie du bureau d’études de sociologie, Roger Decaux, cultivé et lettré, fut également critique d’art et philosophe.

Des musées l’exposent en permanence d’Amsterdam à Tokyo en passant par San Francisco ou Anvers

Principales expositions: Lyon, Paris, Menton, Metz, Aix-en-Provence, Limoges, Troyes, Strasbourg, Göteborg, Munich, Venise, Karlsruhe, Düsseldorf,

Bruxelles, Amsterdam, Genève, Montréal, Tokyo, New York, San Francisco, Miami, Gand, Pittsburgh, Indiana, …

Il a développé une oeuvre, sans concession aucune, dans le registre d’un expressionnisme figuratif, qui plonge au coeur même des entrailles du vivant.

Il a produit tout au long de sa vie des œuvres, dessins et peintures, selon des séries établies autour de thèmes possédant toujours une grande résonance humaniste.

Il travaillait par séries, qui germaient à partir d’une idée, longtemps contenue, et qui fusaient, porteuses de tragique ou d’espoir, d’une véhémence des corps et des choses.

Leurs intitulés sont à eux seuls porteurs de la résonance humaniste et tragique de cette peinture : Jeanne isolée, l’enterrement des oiseaux, la mort de Paëtus, IVG, on peut mourir en mangeant une pomme, les cancéreux…

Son geste est un cri qui sort du papier, une jouissance des sens ou le manifeste irrépressible de la destruction des corps.

Sa quête, notre quête à tous, sans cesse réactivée est la recherche d’une image enfouie, nourrie de notre expérience passée et de notre présence au monde.

En langage d’abîme, Decaux le très grand peintre met à nu le drame ultime et porte très haut le combat de l’art.

Decaux peint des fantômes d’être.

Il peint des filaments, des nerfs, des ligatures, des fragments, des esquilles.

Il peint des formes squelettiques déchirées de nuit, trotteuses de vide, aux yeux d’ombre chaotique par où passent des lignes de force, quasi telluriques.

Innombrables sont nos doubles, indéfinis, fugaces, déchirants.

Avec une infinie souplesse, une extrême sensibilité et une brutale puissance, son trait circule dans les sombres éclats d’une chair broyée, dans la pulpe des meurtrissures, dans les lignes diluées des contours qui s’effacent, quand le sac de peau éclate, dans un halètement de masque aux abois.

Peinture-signe, avide de murmures et de cris, d’outrances et de souffrances, d’humanité et de bestialité, quand le dedans du corps est cri sans limite

Regardons ces oeuvres âpres et belles

Œuvres

  • Roger Decaux

    Âmes réconciliées 

  • Roger Decaux

    Apôtre 

  • Roger Decaux

    Apôtre 

  • Roger Decaux

    Apôtre 

  • Roger Decaux

    Arbres et sillons 1955

  • Roger Decaux

    Bethléem 

  • Roger Decaux

    Bethléem 

  • Roger Decaux

    Bethléem 

  • Roger Decaux

    Bethléem 1990

  • Roger Decaux

    Chiens 

  • Roger Decaux

    Chiens 

  • Roger Decaux

    Chiens